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22 Sep 2019

Actualisation mois de septembre 2019

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Pour exister il faut faire vivre votre blog me dit Ghislain qui met en musique technique mon site… Oui bien sûr, à l’époque du zapping effréné, du buzz, de la fake news et autres incongruités du web, il faut tenter d’attirer la lumière même si, pour moi la présentation d’une nouvelle écriture de pièce n’est qu’à venir prochainement, avenir. En ce début de nouvelle saison, oui le théâtre a calqué son calendrier sur l’école.
Cette nouvelle saison donc nous apprend que le climat se déglingue plus vite qu’imaginé, que l’intolérance à tout s’exponentialise, que les marchands d’armes et de pesticides sont en passe de battre des records commerciaux au grand bonheur de leurs actionnaires dont certains, même, à l’image de Blackrock, hurlent à qui veut bien les entendre contre les guerres , le non bio et autres misères humaines. Bref, à cette époque ou l’envers côtoie l’endroit, et où j’ai demandé un petit lifting ergonomique de ce site il me faut me plier à l’exercice de l’article pour rester actualisé, exister ce que je commets ici quémandant l’indulgence de toi lecteur de ces lignes…. Alors dans ce monde de cohérence et son contraire souvent, revenons au théâtre qui nous démontre, oh combien, que nos comportements actuels décriées plus haut ont finalement toujours accompagné l’homme au cours de son cheminement historique. Je fais référence à l’actualité théâtrale actuelle avec ce Galilée revisité fort à propos au théâtre par Philippe Torreton.
La vie de Galilée, savant gilet jaune de l’époque qui se heurtait au mur de l’immobilisme, des traditions et de l’obscurantisme dogmatique : on n’a rien inventé. Une actualité tonitruante qui longtemps encore donnera de beaux sujets aux auteurs de théâtre vivant pour distraire et aider à la réflexion…En parlant d’eux justement une incongruité que je dénonce au titre de la solidarité, mot qui effleure toute la journée de nombreuses lèvres sans pour autant agir plus loin.
Très curieusement notre société a décidé de ne pas percevoir de droits sur les auteurs qui sont décédés depuis plus de 70 ans…Et la fameuse solidarité avec les vivants ?? Ne pourrait on revoir cette incongruité, avec certes un droit de solidarité restreint au profit des vivants, croyez bien que je ne parle pas pour moi il y a plus malheureux. Juste une simple question que je crois de bon sens que ne partagerons peut-être pas toutes les compagnies…
J’arrive à la fin de cette prose là, vous incitant à parcourir mes textes désormais plus commodes à consulter : lire, écouter les italiennes pour affiner votre choix grâce à Imparato….et jouer bien sûr…Merci à ceux qui m’ont déjà joué et à vous qui m’avez fait l’honneur de me lire.

27 Feb 2019

Publié sur les pages d'IMPARATO   le répétiteur des théâtreux !

J
e suis heureux de vous parler de notre rencontre avec Denis Cressens. C'était il y a quelques semaines, dans les locaux d'Imparatoà Marseille. Denis est passé nous faire une petite visite de courtoisie. Denis Cressens est un écrivain de pièces de théâtre et de livres mais au fond, c'est lui qui en parle le mieux
...😌
En quelques mots, qui êtes vous Denis Cressens ?
Curieuse question pour un jeune homme de 70 balais, c’est même indécent voire impudique mais bon je vais m’y plier. Né dans un berceau catho bercé par les prêches pavés de prétendues bonnes intentions permettant de gagner un jour le paradis des vierges, eh, euh je crois que je m’égare, c’est l’âge…Bref passons sur cette enfance aux genoux pas mal usés par les prie dieu. Une scolarité, guidée par les bons pères débouchèrent sur un cap d’électricien puis un bac électrotechnique parce que parait-il j’étais un bon manuel (demandez ce qu’en pense mon entourage !) bon manuel donc, un peu creux du cervelet, dixit toujours les bons pères à ceux qu’ils embobinaient, mes parents… Bref une fois libéré dans ma tête de tout ça, je me suis dirigé différemment sans que le ciel ne me tombe sur la tête, au contraire…. Trois décennies de parfait bonheur sur le terrain actif de la Promotion Bureautique, de la Prévoyance et du Placement, dont 27 ans dans l'Industrie Pharmaceutique ou je suis rentré par la petite porte. Le nœud-nœud du cerveau y a été, longuement et avec grande délectation, coach opérationnel. (Officiellement on dit Directeur de ci de ça, c'est plus chic pour l'image, ça flatte l'égo, mais au bout du compte, un jour tous les cadavres se ressemblent et les titres aussi se putréfient ...) Bref, 27 ans plus tard ou tout s’était super bien passé puisque je n’avais même jamais eu l’impression de travailler au sens laborieux du terme. Une cascade de fusions/rachats, associée à la cupidité humaine d'une poignée d'individus vils (J'espère et souhaite que depuis ils aient eu bien des e.....Mais ça je ne le saurais jamais...) ce fut l’ultime rebondissement et la chute finale comme on dit au théâtre. Une justice trop lente et inique, m'a précipité dans la vase affligeante de la discrimination française avérée, aux salariés à la peau ridée : oui, oui nous sommes au pays des droits de l’homme !... Cet aléas de vie, comme on dit pudiquement, m'aura valu d’être mis 8 ans au banc de la société économique et sociale (car les indemnités chômages même généreuses à mon niveau finissent par s’arrêter…),malgré plus de 2500 cv adressés et restés stériles: je n'avais plus l'âge du marché et j’étais soudain devenu obsolète... Seuls peuvent comprendre ceux qui ont vécu ou vivent encore aujourd'hui cette triste expérience. En 2008, je fais valoir mes droits à une retraite forcément très rétrécie… Depuis, gauche ou droite, patronat et autres énarques réunis, la situation des quinquas français n’a pas évolué, au contraire il faut cotiser plus longtemps pour obtenir sa retraite, cherchez l’erreur ! à moins que le cynisme politique ait trouvé ça pour diminuer discrètement une partie des retraites de ceux qui tombent…je vous laisse y réfléchir… Durant ces 8 ans de galère économique et sociale, plutôt que de m'abandonner aux mirages des potions tranquillisantes, hanter des psy impuissants à panser les maux et les travers de l'homme, ou écouter les nombreux donneurs de leçons de tout poil, après avoir tout perdu, après une période de flottement, fin 2003, j'ai décidé de résister à cette société, tourner la page et m'essayer à l'écriture…..dans l'espoir de me refaire...et j'y crois toujours 16 ans plus tard ! Les mots furent ma résilience avec ma vie d’avant...et le début de mes écrits qui m’occupent une grande partie de mon temps, le plus souvent avec une délectation gourmande…Vous ne pouvez savoir le plaisir que j’ai de pétrir des mots, des phrases, des répliques, des synonymes encore et encore. Oui je crois que je suis addict. C’est grave docteur !
Au sujet de vos livres ?
Un premier ouvrage sur la Com’, mon job donc durant 30 ans, qui 15 ans plus tard trouve toujours deux acquéreurs chaque mois. Oui ça ne fait pas faire fortune… Puis ce fut un premier roman dans un domaine que j’ai bien connu, Le Cartel du Ricminphy, qui, à ma grande surprise, 6 ans plus tard obtenait un prix du Lions club littéraire. Pour les curieux il reste d’actualité avec l’approche des Européennes … Un second roman, à compte d’éditeur, Pacifique Secret paraitra plus tard… Mais venons-en au THEATRE. Après le mot fin de mon premier roman, je me suis retrouvé devant une page blanche, désespérément vide…Ma nouvelle et toujours fidèle compagne, Elise, m’a suggérée de tenter l’écriture de théâtre. Théâtre, théâtre j’avais bien fait l’acteur amateur entre 18 et 21 ans, même envisagé de…mais rien de plus… N’ayant rien de mieux à me mettre sous la dent pour remplir les journées pendant qu’Elise enseignait, j’ai tenté. 6 mois plus tard « La Journée du Boss » était créée au Québec ou je n’avais pas mis les pieds depuis plus de 10 ans : merci au site Le Proscenium qui est justement né au moment où je débutais dans l’écriture de théâtre. Forcément c’était stimulant et j’ai donc poursuivi. Merci à tous ceux, connus ou inconnus, qui dans le grand théâtre de la vie me donnent des sujets, plus que je ne pourrais jamais en écrire. Ces anonymes me permettent d’alterner entre des sujets légers pour essayer de faire rire, ce qui est bon pour la santé, et d’autres thèmes pour griffer nos travers et peut être agiter les neurones, mais ne soyons pas prétentieux…
et vos pièces ?
Au moment où je rédige ces lignes, j’en suis à 31 pièces achevées. Elles sont toutes calibrées sur des durées d’environ 90’. Le nombre de comédiens (1 à 13 pour convenir au plus grand nombre de compagnies), parfaitement arbitraire, constitue aussi une petite contrainte que je m’inflige. Pas de secrets de fabrication particuliers, ni recette, non, non une fois arrêtée, l’idée se développe, je mets de la musique zen ou du piano et de réplique en réplique c’est parti pour quelques semaines… Seize ont été créées, tout prochainement 17 'en mars/avril à Toronto, par plus d’une soixantaine de compagnies francophones amateurs pour la plupart (je le confesse) et ce pour près de 200 représentations comptabilisées par la SACD (je ne tiens donc pas compte de celles que l’on a omis de déclarer…oui, oui aussi dans ce domaine ça magouille, si vous saviez !) … A noter que je n’ai aucune compagnie à moi et ne suis affilié à aucune en particulier. C’est donc le choix parfaitement libre et éclairé de ceux qui ont décidé de lire des extraits, de me demander la fin et finalement de me jouer… A cet égard la grande difficulté est de faire connaitre mes pièces dans le microcosme bien bordé des pros du théâtre, mais c’est vrai pour bien des domaines… Il m’est arrivé d’en voir jouer, trop peu pour des questions géographiques et je ne vous cacherais pas le plaisir que cela m’a procuré à chaque fois. Pardonnez-moi cet abandon d’immodestie, mais ça fait du bien aussi…
et si on tentait une conclusion Denis ? 😊
Avant de mettre un point final à ces quelques lignes, je voudrais dire qu’il ne faut jamais abandonner d’œuvrer à ce qui vous amuse envers et contre tous quelquefois. Et surtout le faire sérieusement sans toutefois se prendre au sérieux. Un ultime mot si vous permettez, ces lignes et ce mailing m’ont été offerts par Imparato le répétiteur des théâtreuxdont les développements vont nous surprendre : les comédiens bien sûr, mais sans doute les auteurs qui tiennent là une nouvelle façon de faire entendre leurs mots ce qui change de la seule lecture….à suivre donc Et pour la route deux citations : - la plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber mais de se relever à chaque chute » (Confucius) - La Gravité est le Bonheur des Imbéciles » Montesquieu
Merci d'avoir partagé avec nous vos mots et vos idées Denis Cressens
Merci à Vous.
Retrouvez ici tous les ouvrages et textes de Denis Cressens

01 Nov 2017

Théâtre Contemporain hydre tentaculaire

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Au cœur de l’art, de cet hydre tentaculaire qu’est la culture et ses multiples facettes, se distingue une branche : le théâtre. C’est ce mot qui va nous préoccuper dans les lignes à venir Théâtre, un mot vulgarisé aux usages multiples dont, pur hasard de cette chronique, le triptyque Art Théâtral, Théâtre Militaire et Théâtre Politique…. Des formes théâtrales très présentes dans notre monde bouillonnant. Et si l’on parlait T h e a t r e !
Théâtre, ce témoin omniprésent de la comédie humaine aux mille visages. Théâtre, théâtre, mais au fait que se cache-t'il derrière ce mot magique qui fait scintiller les yeux de beaucoup, auteurs, comédiens et spectateurs. Mais, mot également banalisé, que l’on pourrait qualifier de générique. Oui générique, comme un vulgaire médicament déclassé par nos autorités pour avoir trop bien réussi sa mission princeps, autre débat perdu mais régulièrement porté par ceux qui n’en ont pas eu besoin … Oh, oh j’ai écrit un peu plus haut le mot autorité, autorité, synonyme de pouvoir et qui dit pouvoir dans notre monde démocratique dit politique. Politique, en voilà là souvent du théâtre, souvent du théâtre de boulevard, comme disent les intellectuels, et pas toujours que du premier choix. Oui derrière ce mot apparemment anodin, théâtre, se cachent bien de complexes activités pas toujours artistiques, loin de là… Je ne reviendrais pas sur le strict historique du théâtre artistique qui est toujours, et quel que soit son genre, à l’avant-garde de notre société : son évolution, ses réflexions qui agitent les neurones à défaut de nous faire évoluer et ses distractions pures tellement salutaires pour la santé de nos zygomatiques, potion de longue vie, si, si. Sujet que j’ai traité récemment par ailleurs : Pour les plus curieux voir le blog de mon site ou justement j’aborde ce sujet de l’antiquité à aujourd’hui lors d’une conférence récente.
Sur un plan artistique, ce qui nous rassemble présentement ici, le mot théâtre commence donc par l’élaboration d’un double cadre : celui d’une idée, d’un thème de sa rédaction mise en pièce par un auteur, d’une rencontre de comédiens intéressés, avec un metteur en scène pour piloter le projet , tout ce petit monde constituant le cadre du spectacle artistique théâtral… et un second cadre indispensable au déroulement du premier, le théâtre , le lieu où l’on regarde, est aussi une aventure architecturale dont il est facile de constater l’évolution depuis l’antiquité et les premières représentations théâtrales de notre histoire humaine. Cette construction qu’est le théâtre, a dû depuis ces débuts répondre à des impératifs techniques : que l’on puisse réunir le plus grand nombre de spectateurs, et que ce plus grand nombre puisse de sa place voir et entendre les acteurs, bref, bénéficier d’une représentation avec un certain confort. Du côté des acteurs, donc de la scène, il fallait permettre les déplacements faciles, des comédiens, de la machinerie des décors, et, prouesse technique à une époque sans microphone aucun, porter commodément la voix sans trop la pousser ce qui influencerait négativement sur l’expression des sentiments et donc la crédibilité du jeu… à noter que le sans appareillage son reste encore majoritairement l’habitude au théâtre actuel : authenticité de la voix…Oui le théâtre reste un des derniers temples de l’authenticité dans notre monde d’image… Là aussi les plus curieux d’entre vous pourrons en savoir plus ici. De la scène ouverte grecque à l’échafaud médiéval adossé aux cathédrales en passant par l’hémicycle romain et biens d’autres styles pour en arriver aux canons d’aujourd’hui qui se sont un peu uniformisés, techniques obligent puisque c’est pour notre plaisir à voir, écouter et partager toujours plus avec le plus grand nombre ….
Le mot théâtre, initialement un lieu donc, est associé à l’action, puis par extension action de transmettre ou retransmettre une scène, une histoire, une réflexion sur tel ou tel sujet d’où le double rôle distractif et éducatif du théâtre …. Parallèlement Il y a aussi le théâtre d’actions diverses hors artistique : commerciales notamment, né de la concurrence autant que de notre voracité de consommateur, sur lequel nous ne nous attarderons pas puisque vous en êtes à la fois spectateurs et surtout gros acteurs au quotidien jusqu’à saturation …voire overdose. N’oublions pas non plus le cher petit théâtre médiatique omniprésent dont la principale qualité, à part nous informer plus ou moins bien du tempo du monde, est de ronronner gentiment dans l’entre soi d’une caste à laquelle ma plume provinciale, vous l’aurez compris, n’a pas vraiment droit…Il y a surement d’autres scènes de théâtre qui agitent notre monde turbulent je ne veux pas abuser de votre patience, me réservant pour deux autres gros morceaux du mot théâtre…. Un autre théâtre donc, celui des actions militaires dont les opérations du même nom. Il est fortement probable que l’association théâtre et militaire soit bien plus ancienne que celle du théâtre artistique… L’homme n’ayant cessé depuis son origine de mettre en œuvre toute son imagination pour détruire le double de son miroir ou au mieux s’en préserver sous le vocable rendu célèbre autant que profitable par et pour les marchands d’armes, ‘si tu veux la paix prépare la guerre’. La paix oui tâche plus noble, plus morale dont nous avons tant besoin actuellement face à l’obscurantisme. Le théâtre et la paix un beau mariage flatteur n’est-ce pas. Mais revenons aux prémices. Au début le théâtre des opérations militaires avait pour but de défendre un terrain de chasse permettant de nourrir normalement une communauté. Puis très vite, envie viscérale de conquête oblige, d’origine religieuse au nom d’un être suprême (Dieu Allah et les autres…) mais très hypothétique, ou conquête d’origine laïque voire privée, le théâtre militaire eut comme mission d’annexer d’autres contrées, voire d’asservir d’autres communautés pour les exploiter sans vergogne eux et leur terre dont minerais variés, souvent rares donc chers : époque du colonialisme dans son image la plus sombre toujours estompée par nos prédécesseurs, dont sans doute nous payons l’addition aujourd’hui, autre débat donc…Théâtre militaire également au service d’un tyran oppresseur, on en a toujours, rien de neuf sous le soleil, dont l’ambition est toujours la même à travers les âges : devenir le chef le plus puissant avec le plus de pouvoirs possibles pour son clan etc, etc vous connaissez aussi bien que moi…. Pour accomplir toutes ces manœuvres belligérantes on montait, et on continue de nos jours, des mises en scène nommées élégamment stratégies. Comme moi vous aurez remarqué que sur ce plan nous n’avons pas évolué d’un iota au cours des siècles, nous vivons dans un monde terriblement dangereux qui pourrait même aller jusqu’à notre autodestruction, désormais nous en avons techniquement les moyens. Revenons au théâtre militaire qui lui aussi a ses décors, ses acteurs : les soldats et son état-major pas toujours majeur dans ses décisions, et ses comme au théâtre, ses spectateurs : le peuple qui le plus souvent subit, en tous cas sur le théâtre des opérations, ce que l’on nomme pudiquement les pertes collatérales … Aujourd’hui même dans notre lutte contre le terrorisme, trace indélébile de nos conquêtes passées, nous voyons poindre un nouveau théâtre d’opération, sous le nom de stratégie des 1000 entailles qui, comble de l’horreur, ne respecte même pas les conventions internationalement acceptées de la guerre : les conventions de Genève… Mais c’est une nouvelle histoire. Le mot théâtre peut donc être aussi, noir obscur, mais générer de l’espoir avec le mot paix, c’est l’idée que nous garderons : restons positif ! Pour approfondir le sujet Théâtre et démocratie je ne puis que vous encourager à parcourir ce site Un autre théâtre qui nous touche au quotidien et régente notre vie démocratique c’est la politique. De tout temps à travers des farces facétieuses ou plus récemment des pièces dites philosophiques le théâtre moque ou réfléchit sur nos gouvernants, notre façon de vivre, nos démocraties quand nous avons chance de vivre dans l’une d’entre elles. On ne peut parler théâtre et politique sans avoir une pensée émue et respectueuse pour ce théâtre engagé et militant qui, dans certains pays, se paye comptant souvent pour l’auteur comme pour ses interprètes …. Si vous le voulez bien, égocentriquement parlant, restons dans notre minuscule hexagone, minuscule au regard de la mappemonde, et observons de façon simpliste je vous le concède notre théâtre politique ... L’idée de base des forces en présence, seul point réel de convergence tous bords confondus, est de récupérer le pouvoir et les prérogatives confortables qui y sont liées au profit de souvent vieux acteurs de la vie politique, qui, surtout ne veulent rien avoir à faire de près ou de loin avec les spectateurs, nommés ici peuple et ou électeurs. Après des débats souvent rocambolesques, dominés par la mauvaise foi, spectacles phares des campagnes mis en scène par des communicants experts toujours payés à prix d’or et en accointance avec les commanditaires candidats. Le parti au pouvoir nous propose toujours de changer ce qu’il n’a pas eu le courage de faire hier. Ces adversaires proposant, eux, une saine alternance, mot magique qui, plus qu’un programme novateur hypothétique, semble promettre abondance, probité et exemplarité des élus, rasage gratis compris, mais en tous cas prise de pouvoir pour faire on ne sait trop quoi pour nous gens du peuple, nommés également par l’élite autoproclamée, France d’en bas. Ce petit théâtre, j’allais dire de marionnettes sans âmes, mais je ne le dis pas c’est trop méchant, a pour cadre la lucarne des téléviseurs, les réseaux sociaux en 140 mots ce qui est beaucoup, les halles des marchés de province comme disent les parisiens et tout lieu durant un mois où l’on peut faire basculer du bon côté, le sien, un bulletin de vote. La matière utilisée pour ce théâtre-là est faite d’éléments de langage soigneusement polis avec des lotions anesthésiantes, d’huile d’amandes douces pour mieux glisser et quelques bons mots pouvant être retenus par un éditorialiste de télé comme par des patients atteints d’Alzheimer, le récitant, pardon l’acteur candidat, se doivent de faire plus vrai que vrai en escamotant soigneusement toutes les ombres de son mandat précèdent et ou de sa vie privée. A cet égard nous avons été particulièrement gâté en 2016-2017 dans notre pays avec des rebondissements que les meilleurs scénaristes n’auraient pas osé imaginer : presque un rebondissement quotidien qui dit mieux ? Notre théâtre politique nationale a quand même un mérite qu’il faut reconnaître, se glorifier et défendre, c’est que l’on peut en rire, le caricaturer à souhait sans être inquiété : ça s’appelle la démocratie, un théâtre, même imparfait, qu’il nous faut conserver et défendre contre les dictatures et autres obscurantistes patentés … Comme vous l’avez vu si ma prose ne vous a pas lassée, le mot théâtre est omniprésent au cœur même de notre vie, de notre façon de vivre, le survol que nous venons de faire à travers quelques exemples de ce mot ……Vive et que vive le théâtre en nos beaux théâtres n’en déplaise aux ennemis de la vie… Denis CressensMon site mes pièces et mes bouquins

08 Jun 2017

Théâtre Contemporain Du texte écrit aux jeux des acteurs…

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Università degli Studi "G. d'Annunzio". Pescara, intervention du 20 mai 2017 Chaire de littérature Française François Proia
Nous entrons avec ce sujet sur l’aspect pratique de la conception de la pièce de théâtre…Que cherche l'auteur ? Veut-il d'abord faire : Rire ? Pleurer ? Réfléchir ?

01 Jun 2017

Du Théâtre d’avant-garde au Théâtre contemporain

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Università degli Studi "G. d'Annunzio". Pescara, intervention du 19 mai 2017 , chaire de littérature Française François Proia
Vous et moi connaissons au moins deux usages principaux du mot Théâtre…
Celui de la guerre, de l’action militaire et, celui de l’art. Ici dans cette enceinte, cet amphithéâtre que l’on pourrait aussi nommer, théâtre, nous nous occuperons du théâtre artistique : le miroir de notre vie, de notre évolution...
Cet art qui depuis l’antiquité consiste à reconstituer avec plus ou moins de bonheur sous forme d’un spectacle la réalité de la vie, la vôtre, la mienne. Si l’on fait abstraction de la mythologie grecque et autres usages religieux ou politiques, l e théâtre c’est une retranscription plus ou moins réaliste de la vie quotidienne pour en faire un spectacle distractif et ou éducatif pour le peuple.
De nos jours le rôle du théâtre c’est quoi ?

31 Aug 2015

A jouer des comédies pour distraire, des textes de théâtre pour gratouiller les neurones...

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Du théâtre, écho de notre société... Depuis 2006, 13 Textes de théâtre ont été créés et jouées régulièrement en Francophonie...
Deux romans: "Le Cartel du Ricminphy" lauréat littéraire du Lions Club, rififi dans le monde la pharmacie à propos d'un produit minceur... et "Pacifique Secret", un avion disparaît des écrans radar, l'intrigue démarre... Podcastjournal.net 14/08/2015
L'histoire d'une écriture
Après une vie passée avec bonheur dans l'industrie pharmaceutique, département promotion, une cascade de fusion rachat liée à une poignée de nuisibles crée un aléas majeur et me précipite de fait dans une seconde vie. En 2003 je me suis lancé dans l’écriture, thérapie et résilience d'un passé douloureux que connaissent bien les quinquas du pays des droits de l'homme par ailleurs donneur de leçons au monde entier... ne nous étendons pas, à ce sujet rien de changé par manque de courage quel que soit la gouvernance politique: il suffirait d’imposer le respect de la pyramide des âges. Autre histoire…
Pour un premier essai, j'ai choisi un sujet que je connaissais bien, la communication: l'essence de mon métier d'avant. Comment mieux communiquer, pour mieux convaincre, pour vendre plus ses produits, ses idées... et accessoirement pour mieux résister à une communication débordante, omniprésente, trop souvent malheureusement truquée pour abuser du récepteur (Vous et moi): la politique n’étant que la mousse visible autant que caricaturale de ses abus... Ainsi naissait "Provoquez votre Succès en Communication-Vente"... un premier éditeur en 2004, puis un second en 2010 et enfin une nouvelle carrière sur Kindle à prix minimaliste pour bénéficier au plus grand nombre…
La page blanche étant anxiogène, toujours pour me soigner, je me lançais dans l'écriture d'un premier roman. Je choisissais un sujet que là encore je connaissais bien: la pharmacie avec "‘Le Cartel du Ricminphy", nom du roman, pour quelques mois mon esprit vagabonde et retranscrit fidèlement l’épopée d'un traitement naturel de l'obésité qui aiguisait les convoitises des grandes firmes du secteur... suspense, coups tordus, intrigues voire meurtres dans un monde à l'image très policée conduisent à un dénouement utopique, quoique: dans la vraie vie il arrive aussi que le plus faible triomphe… Sorti chez un premier éditeur en 2005, sept ans plus tard, à ma grande surprise, cet ouvrage est lauréat du prix littéraire du Lions Club 2012... Lui aussi, comme mon premier ouvrage, poursuit désormais sa carrière sur Kindle... à noter que le fait divers scabreux et fortuit du Médiator est étranger à cette histoire écrite bien avant ce scandale...
Après ce premier roman, à nouveau, mi-2005 je suis repris par le syndrome de la page blanche. Une amie très chère me suggère de me lancer dans l'écriture de pièces de théâtre... Pourquoi pas, après tout j'avais été comédien très amateur de 16 à 22 ans avant que le business m'engloutisse pour quelques décennies, avant de me vomir brutalement... Lorsque j'avais quelques libertés j'allais au théâtre, oui, de temps en temps, également au festival d'Avignon... Là encore pour un premier essai, je choisissais la facilité avec un thème que je connaissais particulièrement: l’entreprise, son monde et ses codes... Quelques mois plus tard "La Journée du Boss" était achevée: elle procurait 6 rôles pour 5 comédiens et durait un peu plus d'une heure trente... restait à la faire connaitre dans un monde assez fermé dont j’ignorais tout… J’apprendrais par la suite à mes dépens que le monde de la Culture, avec un grand C, est comme tous les microcosmes professionnels, ni plus ni moins : des amateurs notamment qui s’exonèrent facilement des droits d’auteur en changeant le titre…. Après recherche internet, je confiais donc un grand extrait de cette première pièce en pension à un site de théâtreux qui naissait cette année-là, Le Proscenium. Quelques mois plus tard, en 2006, un mail en provenance du Canada m'apprenait qu'une compagnie du Québec demandait l'autorisation de jouer cette pièce. Merci Internet! Fort de cette satisfaction surprenante et somme toute rapide, encouragé, je me lançais donc dans l'écriture d'une seconde pièce et ainsi de suite... La seconde "Un plus Un égal Trois" était créée en Suisse à peine terminée dès 2007... La troisième "Politiquement Votre" se voyait nominée à un concours d’auteurs, mais d’ailleurs toujours pas créée à ce jour, comme quoi... Bref depuis fin 2005, j'en ai commis plus d'une vingtaine, bientôt trente, et 13 sont créées et jouées régulièrement en Francophonie (Canada, Suisse, Belgique, Maroc et France) par des compagnies amateurs pour l’essentiel, compagnies de café-théâtre pour "Cœur Croisé"... Mes pièces ce sont des comédies pour distraire: rire en griffant nos travers... Quelques textes également sont là pour titiller le neurone de l'auteur comme du spectateur: "Mort Pour ! ", "Les Exclus", "Nous y sommes", "Avoir ou ne pas avoir" bientôt ‘’Couples à travers la vie’’ … Des décors la plupart du temps sobres, des durées autour d'une heure trente voire plus, des distributions allant de 1 à 12 comédiens souvent modulables... Une, "La Cour-ge", est même interactive, elle a participé à plusieurs festivals d'été, notamment au Canada. Une autre, "A B Comme" a été créée et jouée dans le cadre du circuit AEFE - OSU au Maroc. Une pièce "Clair Obscur" fut écrite sur demande et créée dans le cadre d'un DEA de théâtre... "Mort Pour" distinguée par comité FNCTA en 2010 est versée à son catalogue, lue par des comédiens pros à Avignon a été jouée en 2014 dans le cadre de plusieurs commémorations de la Grande Guerre en Belgique et nord de la France...Dans un genre totalement diffèrent, plus destiné au café-théâtre une nouvelle pièce pour café théâtre est disponible ‘ Demander la main de ta femme’ 1F-2H
Au milieu de tout ça, sur un sujet totalement étranger à ma vie passée, un second roman est né: "Pacifique Secret". Au milieu du Pacifique, vers la Micronésie, un avion disparait des écrans radar, comme volatilisé; l’intrigue ne décolle... aucun rapport avec les récentes disparitions d'avions!
Mon aventure de scribouillard, ne nous la jouons pas, se poursuit avec de nouvelles pièces en cours puisque le théâtre de la vie est un puits d'inspiration sans fin... un troisième roman à l'écriture pour bientôt…
Tribune publiée dans Podcastjournal.net la 14/08/2015 rubrique thématique Art et Culture : http://www.podcastjournal.net/TRIBUNE-A-jouer-des-comedies-pour-distraire-des-textes-pour-gratouiller-les-neurones_a20163.html

14 Jul 2015

Mon Théâtre

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L’écriture une aventure démarrée en 2003 à l’âge canonique de 55 ans. Je venais d’achever un ouvrage sur La Com’ pour laisser une trace de mon ex job adoré, (quand je dis job c’est un euphémisme car je n’avais pas la sensation d’un travail laborieux mais d’un jeux et plaisir constant...jusqu’à ce que je tombe sur des aigrefins en col blanc…)
Puis un premier roman Le Cartel du Ricminphy, lauréat du Lions club en 2012, oui 7 ans après première édition ….
Après ces deux premiers bouquins je me trouvais à nouveau sans rien, face à mon ordi ou page blanche, c’est comme on veut. Une amie très chère m’a suggéré de tenter le théâtre…. Certes j’avais bien été comédien amateur avant que le business me dévore et j’allais régulièrement à des représentations quand mon emploi du temps permettait sur Paris, Grenoble ou ailleurs, mais rien de plus…. Bref, j’avais désormais 57 ans, bien trop vieux pour bosser au pays des droits de l’homme ou les vieux qui nous dirigent cultivent un jeunisme outrancier bien loin de la pyramide des âges représentative de notre hexagone, les mêmes d’ailleurs qui excluent mais veulent faire travailler plus longtemps…. Les aléas de la vie faisaient que je n’avais rien à faire, je me lançais donc.
Une première pièce nait en 2005…ben oui j’avais choisi un sujet que je connaissais bien l’entreprise. Le site Le Proscenium naissait, je lui confiais cette écriture. Six mois plus tard, surprise, un mail du Québec. Une compagnie souhaitait me jouer ….Tout se déroula parfaitement. Du coup je reprenais ma plume et enchainait d’autres pièces. La seconde, 1+1=3 était créée en Suisse dans la foulée… La troisième, "Politiquement votre", était nominée à un concours d’écriture mais toujours pas créée à ce jour, bientôt de ce que promis ces tous derniers jours (scoop !)…Bref j’enchainais avec délice pièce sur pièce, avec au milieu un second roman….. A ce jour 13 textes sont créées, plus de 40 compagnies les ont interprétées en francophonie. Une a été jouée au Maroc dans le circuit AEFE – OSUI…Une autre, Mort Pour, remarquée en 2010 par la FNCTA, versée à son catalogue, a été jouée à plusieurs reprises en 2014 dans le cadre des commémorations de la Grande Guerre (Belgique, France)….
Des sujets de société pour distraire, accessoirement faire réfléchir sans malheureusement faire fléchir nos travers ….Vous pouvez en lire de larges extraits depuis ce site. Si embryon d’intérêt me demander la fin…
Actuellement à l’écriture deux pièces :
- La main de ta femme (1F-2H)
- Couples (4F-4H)….
et un troisième roman sur lequel je rame un peu mais en viendrais à bout, promis ! A bientôt !

07 Jun 2015

La Journée du Boss

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ma première écriture théâtrale (fin 2005) fut créée à ma grande surprise quelques mois plus tard au Canada ou je ne connaissais personne : merci internet… Fut créée en France en 2010 par le club théâtre de l’ENSCM devant un grand amphi comble et des étudiants emballés…à ma surprise, puisque j’y avais été invité. Une tranche de vie professionnelle se déroule entre le bureau d’accueil et celui de la direction dans une fabrique de textiles : tee shirt, strings etc… Une fresque sur les travers du monde du travail, voire de la société : cynisme, caricatures, quiproquos et rire. Une entreprise dirigée par une héritière qui finira par épouser son commercial… A noter qu’il y a 6 personnages pour 5 rôles dont deux femmes : la patronne et la DRH, comme en vrai… Le commercial joue également le facteur…. Ah le facteur, drôle de personnage à découvrir.
Plus d'informations ici :
Autorisations :
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